Pourquoi partir ?
Pourquoi pas ! Ca ne suffit pas ? Il faut développer ?
L'idée du voyage a toujours été là. Avant les enfants, déjà, on avait fait quelques escapades en Afrique, puis on a fait une pause (10 ans tout de même) le temps de construire une famille et d'élaborer un projet viable tant dans nos têtes que matériellement (en effet l'enthousiasme de partir avec nos trois enfants est inversement proportionnel à la quantité de questions que cela engendre). Faisant plutôt parti de la tribu des Je vis mes rêves (de très loin parente avec celle des Je rêve ma vie), les choses , petit à petit, nous ont menées sur un ponton puis sur le pont de ZEPhyr.
La question reste entière…pourquoi partir ?
Alors, en vrac et dans le désordre :
Pour le voyage, pour l'aventure,
Pour vivre un grand projet en famille
Pour en prendre plein les yeux
Pour voir le monde
Pour le bateau, la mer,
Pour se connaître et se reconnaître ailleurs et différents,
Pour sortir d'un système où la consommation est reine et la frustration insupportable,
Pour vivre au rythme de la nature
Pas pour fuir mais au contraire pour aller à la rencontre de soit, de l'autre ,
des autres, de nos enfants,
Par nécessité d'aller voir ailleurs, de repousser l'horizon,
Parce qu'on a qu'une vie
Pour changer de vie
Pour faire autre chose…
En même temps,
On va juste faire un tour !
Par où partir ?
Nous ne sommes pas de grands originaux et encore moins de grands marins donc la route sera classique, par les alizés, aux saisons les plus propices.
Sortir de la méditerranée par Gibraltar, le Portugal et Madère ? On aimerait beaucoup. Les Canaries, certainement. Descendre la côte africaine, faire escale au Maroc. Découvrir la Casamance et peut être pousser jusqu'au Bijagos. Le Cap vert et La Traversée ! Le Brésil, immense, puis les Antilles petites et grandes et des îles aux noms charmeurs : Curaçao, les Grenadines, aux noms mythiques :Cuba, les Bahamas ou encore énigmatiques : BVI, ABC… Autant de promesses de dépaysement.
Ensuite ? Serons nous dignes du Pacifique ? En aurons nous envie ?
Nous : une entité plurielle qui complique forcément un peu les choses. Dans ce projet, chacun doit trouver sa place et pouvoir s'y épanouir. Alors difficile de présumer de ce que nous serons dans deux ans .